SMTP : tout sur le serveur de distribution ou de relais de mails

Avant d’atteindre un destinataire, un e-mail va parcourir plusieurs étapes réglementaires, orchestrées autour d’un processus réglementé. Pour y parvenir, on va recourir à des serveurs SMTP en à la lettre près suivant un protocole donné. Zoom sur un serveur de distribution ou de relais qui permet avant tout d’envoyer des mails. 

Définition des serveurs SMTP   

  • L’acronyme “SMTP” signifie “Simple Mail Transfer Protocol” : il s’agit d’un protocole informatique qui permet à deux systèmes de se comprendre et de communiquer. 
  • Ce protocole définit la manière dont un message donné doit être transféré vers les serveurs de messagerie électronique. 
  • Ce standard Internet est écrit dans une RFC (pour “Request for Comments”), désignant un ensemble de documents de référence décrivant différents éléments : normes, standards technologies et protocoles liés à Internet. 
  • La première norme régissant le format des messages électroniques date de mai 1977 : il s’agit du RFC 724. Le plus récent est le RFC 5322. 
  • Lors de l’envoi d’un e-mail, c’est le serveur (ou relais) SMTP qui joue le rôle d’expéditeur. 
  • Le serveur SMTP va ainsi récupérer l’e-mail rédigé au sein d’un logiciel de messagerie (tel que Gmail ou Outlook) pour ensuite assurer son transfert au destinataire via une succession de serveurs correspondant aux relais SMTP. 

Les types de serveurs utilisés en tant qu’expéditeur 

  • Le serveur SMTP du fournisseur. Les fournisseurs proposent des serveurs SMTP souvent reconnus comme fiables par l’ensemble de la communauté Internet. D’autant qu’ils contiennent des filtres anti-spam particulièrement puissants, au vu de la masse de données traitées. Parmi les fournisseurs en question : les FAI (fournisseurs d’accès à Internet comme OVH ou IONOS), les fournisseurs de messagerie électronique (Gmail, par exemple), les fournisseurs de services d’hébergement Web ou encore les fournisseurs spécialisés comme Amazon SES et SparkPost.  
  • Le serveur SMTP personnel. Quelques connaissances techniques de base sont suffisantes pour configurer son propre serveur SMTP. Le contrôle est ainsi total sur l’ensemble de ces paramètres puisqu’il n’est conditionné par aucune restriction d’utilisation de la part d’un fournisseur externe. En conséquence, la sécurité des données est optimale. Avec un accès privé à Internet proposant une adresse IP dynamique, ce type de serveur est en revanche souvent classé comme distributeur de spams par les grands fournisseurs de messagerie. Pratique quoiqu’il arrive pour envoyer des mails à un autre client privé. 

Principe de base  

  • Le but du protocole SMTP : définir les règles régissant le transfert de messages électroniques. 
  • Deux grandes phases successives interviennent dans ce protocole. 
  • Première étape : connaître l’adresse IP du serveur à contacter, à savoir l’identifiant unique d’un ordinateur donné, par l’intermédiaire du DNS (pour “Domain Name System”), le service qui permet d’établir une correspondance entre un nom de domaine et une adresse IP. 
  • En matière de délivrabilité (c’est-à-dire de capacité d’un e-mail à arriver dans une boîte de réception), l’adresse IP a un impact direct puisqu’elle permet d’identifier un utilisateur et de déterminer sa réputation en tant qu’envoyeur. La configuration des mails permet ainsi d’en assurer une visibilité maximale. 
  • Seconde étape, la connexion au serveur SMTP, qui intervient en trois commandes principales successives : MAIL (définition des informations concernant l’expéditeur ou champ “from”), RCPT (définition des informations concernant le destinataire ou champ “to”) et DATA (envoi du contenu du message, c’est-à-dire le champ “objet”, le corps du message et les informations d’en-tête). 

“Code retour SMTP” : les erreurs les plus courantes   

  • Le serveur SMTP génère une réponse , le “code retour SMTP”, composé de trois chiffres, définissant si la commande a été exécutée (premier chiffre) et des précisions complémentaires (pour les deux derniers). 
  • De manière générale, les erreurs se classent comme suit : 
    • 2xx : commande exécutée avec succès ; 
    • 3xx : commande en train d’être exécutée ; 
    • 4xx : impossible d’exécuter la commande pour le moment, il va falloir réessayer plus tard : 
    • 5xx : commande qui n’a pas pu être exécutée.
  • Voici la liste des erreurs les plus courantes
    • 101 : le serveur est incapable de se connecter ; 
    • 111 : connexion refusée ou impossibilité d’ouvrir un flux SMTP ; 
    • 211 : message d’état du système ou réponse d’aide ; 
    • 220 : le serveur est prêt (tout fonctionne !) ; 
    • 250 : le serveur a transmis un message ; 
    • 420 : “Timeout connection problem” ou problème lors du transfert des messages ; 
    • 421 : service indisponible en raison d’un problème de connexion ; 
    • 422 : la boîte du destinataire a dépassé sa limite de stockage ; 
    • 441 : le serveur du destinataire ne répond pas ; 
    • 442 : connexion interrompue pendant la transmission ; 
    • 449 : erreur de routing relative  ; 
    • 452 : trop de courriels envoyés ou trop de destinataires ; 
    • 471 : erreur du serveur de messagerie, souvent en raison d’un problème de filtre antispam local ; 
    • 500 : erreur de syntaxe ; 
    • 502 : commande non implémentée ; 
    • 512 : erreur de DNS ; 
    • 541 : message rejeté par l’adresse du destinataire ;
    • … 

Et vous, quel type de serveur SMTP avez-vous configuré et pourquoi ? Quelles sont les erreurs les plus courantes que vous rencontrez ?

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