Crise et digital : place à la collaboration et à l’innovation

La crise sanitaire a certes bouleversé nos modes de fonctionnement, mais elle a aussi révélé la nécessité d’une nouvelle forme de leadership. Les entreprises de la génération digitale l’ont compris : pour être efficaces, les leaders modernes doivent compter sur la collaboration et l’innovation. 

Leadership : adieu l’approche traditionnelle 

Depuis l’ère industrielle, l’approche dite “descendante” et “héroïque” du leadership était la norme. Ce modèle a bâti ses fondations sur un système pyramidal avec une vision autoritaire et omnisciente du manager. 

Or, s’appuyer sur les structures, les processus et les comportements traditionnels du leadership est dangereux. La gravité des problèmes qui en résulte est variée : perte de recettes, rotation plus importante du personnel, insatisfaction des clients internes comme externes… 

Le modèle était déjà à bout de souffle avant 2020. La crise sanitaire a fini de l’achever. Ce sont les méthodes agiles qui l’emportent. Désormais les équipes sont devenues la nouvelle norme de la culture d’entreprise, dans une logique de collaboration et repose sur des méthodes innovantes. 

Méthodes agiles : la marque de fabrique des métiers du numérique 

Ces fameuses méthodes agiles sont l’apanage du secteur technologique. Elles se distinguent selon leur plan de mise en œuvre, de vocabulaire et de préconisation. 

Voici les principales méthode et leurs différences.  

  • Scrum. La méthode la plus populaire repose sur des itérations (ou “sprints”) assez courtes (un mois maximum) et un formalisme réduit : rôles (Product Owner, ScrumMaster, équipe), timeboxes (planification de release, planification de sprint, scrum quotidien, revue de sprint, introspection) et artéfacts (backlog de produit, plan de produit, plan de sprint, burdown/burnup de release, burdown / burnup de sprint). 
  • EXtreme Programming (XP). Elle vise à réduire les coûts du changement, autour de différents éléments : revue de code, tests, conception continue (refactoring), simplicité, traduction des besoins en métaphores. XP et Scrum sont souvent pratiquées ensemble. 
  • Rational Unified Process (RUP). Mélange d’une approche traditionnelle et agile, RUP serait la moins agile de toutes. Elle vise à parcourir un cycle de vie durant une itération : inspection, élaboration, construction, transition. 
  • Feature Driven Development (FDD). Cette approche est axée sur le design et le développement. Elle repose sur différents éléments : formalisation du modèle objet via des diagrammes UML, découpage par fonctions développées par des petites équipes responsables d’une ou deux fonctions. La qualité du produit fini est primordiale dans cette méthode.
  • Rapid Application Development (RAD). Première à rompre avec les méthodes traditionnelles, elle a introduit les notions d’itération et d’incrément. Son objectif : adopter la solution la plus stratégique (en termes de délais), la moins risquée, la plus fiable et la moins coûteuse. 
  • Dynamic systems development method (DSDM). Cette dernière méthode reprend les principes des autres : implication des utilisateurs, autonomie de l’équipe, visibilité et adéquation du résultat, développement itératif et incrémental, réversibilité des modifications, tests continus, coopération des acteurs.

Leadership : quels grands principes pour 2021 ? 

Pour bien déployer ces méthodes de gestion, il convient de suivre quelques principes pour optimiser la conduite de projets qui peuvent durer des semaines, des mois, voire des années. 

  1. Les équipes qui fonctionnent désormais sont internationales : elles placent au cœur de leurs processus la flexibilité, l’autonomie, le renouvellement et l’innovation. Les compétences pour les diriger doivent être renouvelées autour de soft skills modernes, l’autoritarisme n’ayant plus sa place à l’ère digitale post-Covid. 
  2. La transformation digitale a fait naître de nombreux nouveaux métiers, à l’image de “DevOps” ou “Customer Success”. Leur ADN même repose sur la collaboration interfonctionnelle permettant d’évoluer au rythme du changement. 
  3. Le mot d’ordre aujourd’hui : se connecter et collaborer autour de réseaux dynamiques dans lesquels le héros digital ne commande pas, mais accompagne. 
  4. A cette fin, le leader saura intervenir uniquement si nécessaire, puisqu’il aura mis en place un environnement collaboratif autour d’objectifs partagés et de confiance. 
  5. Dans ce contexte, le leader moderne ne dirige pas : il encourage l’innovation au sein d’organisations dynamiques et démocratiques.
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