Gartner : quelles tendances technologiques pour 2021 ?

Gartner a dévoilé ses prédictions en matière de tendances qui marqueront les opérations IT des entreprises en 2021. Cybersécurité en mode mesh, ingénierie de l’IA ou encore services clouds distribués : nous faisons le point.  

Gartner publie son étude annuelle 

  • Chaque année, le cabinet de recherche Gartner présente une étude annuelle pour aborder les tendances technologiques stratégiques qui attendent les entreprises et auxquelles elles doivent se préparer. 
  • Le document des tendances 2021 a été présenté lors de la conférence IT Symposium/Xpo Americas 2020, qui a eu lieu en ligne du 19 au 22 octobre. 
  • Un grand mouvement est annoncé d’entrée de jeu : les entreprises vont devoir rendre leur architecture résiliente et s’adapter aux changements disruptifs qui deviennent aujourd’hui la norme. 
  • Brian Burke, vice-président de la recherche chez Gartner, a ainsi déclaré : “La nécessité d’une résilience opérationnelle entre les fonctions de l’entreprise n’a jamais été aussi grande.” 
  • Pour les analystes du cabinet d’étude, les dirigeants IT vont devoir faire face à plusieurs challenges : répondre aux défis posés par les interactions humaines et technologiques, gérer les bouleversements causés par la pandémie de Covid-19, mais aussi trouver des solutions aux enjeux économiques actuels. 
  • Brian Burke a ainsi ajouté : “Pour répondre à la fois aux conséquences de la crise sanitaire et stimuler la croissance, les entreprises devront concentrer leurs efforts sur trois domaines principaux, en tête des tendances de l’année à venir : centrer leurs activités autour des personnes, être indépendant du lieu et atteindre la résilience pour la livraison.”

Les principales tendances technologiques identifiées par Gartner pour 2021  

  • L’Internet des comportements (IoB). Selon Brian Burke, “les technologies qui utilisent la reconnaissance faciale, la géolocalisation et le big data, et connectent les données résultantes à des événements comportementaux, comme les achats en espèces ou l’usage d’un appareil, gagnent en popularité”. Ces données sont utilisées pour générer une influence sur le comportement humain : Gartner a ainsi désigné cette tendance sous le terme d’Internet des comportements ou Internet of Behaviors (IoB). Cette technologie pourra servir à surveiller les protocoles sanitaires imposés par la pandémie, par exemple. Selon Gartner, d’ici à 2025, plus de la moitié de la population mondiale sera soumise à au moins un programme de ce type, qu’il soit privé, commercial ou gouvernemental. Les débats éthiques et sociétaux sont donc à prévoir. 
  • La confidentialité des données en mode calcul. Brian Burke : “D’ici 2025, 50 % des grandes entreprises adopteront une confidentialité des données en mode calcul, autrement dit, protégeront les données en cours d’utilisation tout en préservant leur secret ou la vie privée, au cas où elles sont amenées à traiter les données dans des environnements non fiables, ou si l’analyse des données est partagée entre plusieurs parties”. Et d’ajouter : “Les entreprises devraient commencer à identifier les situations nécessitant le respect de la vie privée et à évaluer les activités de traitement des données impliquant des transferts de données personnelles, la monétisation des données, l’analyse des fraudes et d’autres scénarios où des données hautement sensibles sont en jeu”.  
  • La cybersécurité en mode mesh. L’idée : “permettre à tout le monde d’accéder à n’importe quel asset numérique en toute sécurité, quel que soit l’endroit où se trouve l’asset ou la personne”. Pour le vice-président, “d’ici 2025, la cybersécurité en mode mesh gèrera plus de la moitié des demandes de contrôle d’accès numérique”. Avec la pandémie de Covid-19, nous avons franchi un point de bascule – la plupart des assets des entreprises devant être protégés se trouvent désormais hors des périmètres de sécurité physiques et logiques traditionnels. Étant donné que la dispersion des opérations va se poursuivre, la cybersécurité en mode mesh va s’imposer comme approche la plus pratique pour garantir l’accès et l’utilisation sécurisés d’applications situées dans le cloud et de données distribuées à partir de dispositifs qui échappent aux contrôles”.
  • Le cloud distribué. La technologie consiste à fournir des services de cloud public à différents endroits physiques : l’exploitation, la gouvernance et l’évolution des services restent quant à eux la responsabilité du fournisseur de cloud public. Le cloud distribué fournit un environnement agile dans différentes configurations : quand un faible temps de latence est indispensable, pour répondre à des besoins de réduction de coûts des données, ou encore pour faire face à des exigences de résidence des données. Pour les clients, il permet de disposer de ressources clouds plus proches du lieu physique où sont situées les données et conduites les activités commerciales. Pour Brian Burke, “c’est l’avenir du cloud”. 
  • L’hyperautomatisation. Pour Gartner, ce concept correspond à la combinaison de plusieurs outils d’apprentissage automatique (ML), de logiciels et d’outils d’automatisation pour effectuer des tâches. L’évolution, constante depuis plusieurs années, a été boostée par la pandémie, avec un besoin urgent de “tout numérique”. Pour Brian Burke, “tout ce qui peut et doit être automatisé le sera”. 
  • L’opérationnel IT en tout lieu. Cette expression fait référence à un modèle d’IT opérationnel ayant vocation à soutenir activité, clients et employés où qu’ils soient à travers des infrastructures distribuées. A l’horizon 2023, près de 40 % des entreprises devraient avoir appliqué ce modèle. L’objectif : offrir aux clients et employés des expériences virtuelles et physiques optimisées et combinées. 
  • Une expérience totale. Cette stratégie relie la multi-expérience “avec les disciplines de l’expérience client, employé et utilisateur”. La pandémie a transformé l’expérience digitale avec des technologies comme les interfaces sans contact : les entreprises vont avoir besoin d’une stratégie TX à mesure que les interactions vont devenir à la fois plus mobiles, plus virtuelles et plus distribuées.
  • Une entreprise intelligente et composable. Il s’agit de revisiter totalement le processus décisionnel en offrant l’accès à de meilleures informations et en permettant d’y apporter une réponse plus rapide. La voie à de nouveaux modèles commerciaux digitaux sera ainsi ouverte, ainsi qu’à des opérations autonomes et à de nouveaux produits, services et canaux. 
  • L’ingénierie de l’IA. Brian Burke : “L’intelligence artificielle va gagner en maturité dans de multiples domaines à mesure que se fera sentir le besoin d’une plus grande automatisation”. Selon Gartner cependant, les recherches montrent que 53% des projets d’IA passent du prototype à la production. Il est donc nécessaire de s’orienter vers une ingénierie de l’IA, orientée sur la gouvernance et la gestion du cycle de vie de nombreux modèles d’IA et de modèles décisionnels pour les rendre opérationnels, dans l’apprentissage machine ou les graphes de connaissance.

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