Sexisme et informatique

Une étude américaine menée sur la plateforme d’hébergement et de collaboration de projets Open Source, GitHub, a mis en avant que les contributions faites par des femmes en programmation sont moins considérées que celles des hommes.

Si vous êtes issu du secteur, vous aurez constaté que peu de femmes sont présentes en entreprise. Les filières scolaires sont majoritairement masculines dans les technologies de l’information et de la communication.

Par exemple, dans les grandes entreprises que sont Apple, Facebook ou Google, 80% des effectifs sont masculins. Et les « meilleurs élèves » tels Amazone et Yahoo, ont 2/3 de leurs salariés qui sont des hommes. Et ce constat n’est pas propres qu’aux géants du web.

La majorité des études porte sur la totalité des salariés mais si l’on se concentre sur les postes à responsabilité ou les emplois techniques le taux de femmes est encore plus faible : entre 17 et 27% pour les cadres et 10 à 20% pour les techniciens.
La féminisation a encore un long chemin à parcourir.

L’étude révèle que les contributions des développeuses ne sont pas jugées à leur juste valeur. Les préjugés, conscients ou non, sont tenaces. Le taux d’acceptation d’un code soumis est de 71.8% quand le sexe de l’auteur n’est pas spécifié. Quand il est annoncé que c’est une femme l’auteure, ce taux baisse à 62.5%.

L’étude n’avance pas de raisons, c’est un simple constat qui souhaite apporter une plus grande mixité dans le secteur des NTIC et plus principalement dans celui de la programmation.
Plusieurs politiques ont déjà été mises en place pour inciter les femmes à s’investir dans l’informatique. Par exemple, Google a lancé en 2014 une campagne pour pousser les jeunes filles vers la programmation.
La commission européenne a lancé ce même type d’opération pour valoriser les femmes avec un parcours dans les TIC.

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