Les robots au travail, les Hommes au chômage ?

Ils ont déjà envahis les supermarchés et pourraient menacer 3 millions d’emploi d’ici 2025 : les robots volent les emplois des salariés. C’est du moins ce que révèle une étude publiée récemment par le cabinet de conseil Roland Berger. Mais n’oublions pas, comme le rappelle les experts en robotique, que la conception de ces programmes informatiques créent également de nouveaux emplois.

Des tâches automatisées et des postes créés

La peur du progrès technologique, la France l’a déjà vécu à l’ère de l’industrialisation où la construction en série de voitures a fait disparaître le métier de cocher par exemple. Si d’ici 2025 plusieurs emplois pourraient disparaître notamment dans l’agriculture, l’industrie, la construction et l’administration, la robotisation permettrait néanmoins la création de plusieurs milliers de postes.

 – Un robot servant les repas dans un restaurant Chinois (image Le Parisien) –

Environ 20% des tâches pourraient être automatisées d’ici 2025 et ce dans presque tous les secteurs d’activité. La robotisation, puisqu’elle promet un gain de productivité, pourrait également générer d’après l’étude 30 milliard d’euros de recettes publiques : des économies réalisées grâce aux robots qui travailleraient 24h/24 et 7 jours / 7. Même le pouvoir d’achat des français pourrait augmenter de 13 milliards.

Ajuster les formations pour s’adapter à la robotisation

Pour surmonter l’automatisation et adapter la société future à la robotisation, les formations scolaires et professionnelles devront être ajustées. Si des métiers vont disparaître, la conception, la mise en place et la réparation des systèmes numériques devra être assurée par des Hommes aux compétences nouvelles. La transition vers un monde plus numérique au travail ne pourra bien se faire que si l’Homme trouve sa place dans cette nouvelle structure.

Des qualités humaines qui ne pourront jamais être remplacées

Si la robotisation s’engage peu à peu dans bon nombre de secteurs d’activités, les Hommes auront toujours leur place au sein de l’économie française. Il est des qualités humaines comme l’autonomie ou l’adaptation qui ne pourront jamais être remplacées par des systèmes numériques. Inutile de penser que la robotisation sera vectrice de licenciements nombreux.

André Montaud, directeur général de THESAME, et Bruno Bonnell, président du syndicat Syrobo, rassurent ceux qui craignent pour leur emploi : certain métier ne pourront pas être automatisés. Psychologue, assistant social, designer, chanteur, comédien, journaliste, juge… tout ces métiers nécessitent des capacités qui sont propres à l’Homme comme l’écoute et la compassion, la créativité, l’esprit critique ou l’intuition.

Si certains secteurs seront, semble-t-il, épargnés par la robotisation, ils précisent néanmoins qu’il faudra savoir s’adapter à ces nouvelles technologies pour que chacun trouve sa place dans cette société du futur. Les qualités humaines devront être valorisées pour laisser les tâches plus pénibles et répétitives aux robots.

Proudly powered by WordPress   Premium Style Theme by www.gopiplus.com