Les métiers en or de 2017

Les métiers de la cybersécurité, de la donnée et de la gestion de projet agile ont la cote sur le marché de l’emploi. A l’inverse, les professions liées au cloud donnent un coup de vieux aux métiers de la production. Quels sont les profils des gagnants et des perdants ?

Parmi les jobs en or, le data scientist est très courtisé. Cet expert en algorithmie voit son salaire exploser : jusqu’à 70.000€ pour un profil avec seulement 2 ans d’expérience. Le décalage entre la formation initiale et les besoins du marché créent une tension, d’où l’envol des salaires. Les grandes écoles comme HEC ou Polytechnique ont mis en place des cursus mais les étudiants arrivent tout juste sur le marché du travail et ne comblent pas la demande des entreprises.

Le data scientist ne doit pas occulter les autres métiers de la data comme le data manager qui gère l’ensemble du cycle de vie de la donnée. Mais également le data protection officer (DPO), destiné à remplacer le correspondant informatique et libertés, qui veille à la conformité des traitements informatiques au regard du cadre légal et de la politique interne.

La cybersécurité est également une valeur sûre depuis 5 ans mais les profils se font rares. Beaucoup deviennent freelances, ce qui accentue la pénurie. De plus, c’est un secteur qui exige une certaine séniorité pour en comprendre tous les aspects.

Du côté du cloud, la technologie modifie en profondeur les métiers liés à l’exploitation et donne du fil à retordre aux experts sécurité; l’infrastructure étant externalisée ou du moins virtualisée.
Les métiers d’architecte, d’administrateur et de delivery manager se sont transformés et sont devenus cloud designer, cloud builder et cloud runner. Ils sont chargés du monitoring et de la relation contractuelle avec les prestataires.

Product owner et DevOps
De nouvelles organisations du travail sont introduites par les méthodes agiles et casse la hiérarchie traditionnelle pour faire émerger des profils pluridisciplinaires.
Par exemple, le product owner remplace le chef de projet fonctionnel. Au sein d’une équipe Scrum, il défini les attendus d’un produits et s’assure de la création d’un maximum de valeur dans le budget et les délais impartis.
Ce genre de profils reçoit entre 10 et 20 sollicitations par semaine juste en postant son CV sur des jobboards selon Fabrice COUDRAY (directeur de Robert Half International).

Le prolongement naturel à Scrum est la démarche DevOps qui sert de trait d’union entre les développeurs et leurs collègues de la production. Un profil encore plus difficile à capter que le product owner, même si les volumes de recrutement sont moindres.

Il ne faut pas oublier que les développeurs représentent le gros des besoins de recrutement. Ils sont invités à renforcer une double compétence. Les développeurs web full stack qui prennent en charge le front et le back end connaissent un réel succès. .

Pour tous ces jobs, les candidats peuvent se permettre de choisir car l’offre est grande. Mais il faut garder à l’esprit qu’un métier au top aujourd’hui peut être dépassé et délaissé d’ici 5 ans. Un langage a une durée de vie limitée, il faut donc savoir se renouveler (autoformation, certification, …) pour avoir un coup d’avance.

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